L’article 50-1 de la Constitution et l’avenir de la Grèce

europeCela fait désormais environ 70 ans que l’Europe est en construction et que la démocratie s’est enracinée sur le Vieux Continent. Manuel Valls a su le rappeler ce mercredi 8 juillet devant les parlementaires présents à l’Assemblée Nationale. C’est en effet à la suite du recours à l’article 50-1 de la Constitution du 4 octobre 1958 qu’un débat sur la Grèce a pu être engagé. L’article de la Constitution précité dispose que « devant l’une ou l’autre des assemblées, le Gouvernement peut, de sa propre initiative ou à la demande d’un groupe parlementaire au sens de l’article 51-1, faire, sur un sujet déterminé, une déclaration qui donne lieu à débat et peut, s’il le décide, faire l’objet d’un vote sans engager sa responsabilité ».

Le Premier Ministre a pu défendre le maintien de la Grèce dans la zone euro et rappeler l’importance du peuple hellénique au sein de l’Union. Après tout, n’est ce pas une déesse grecque qui a donné son nom à notre Vieux Continent ? On notera également que « Le maintien de la Grèce dans l’Euro, et dans l’Union européenne, c’est aussi un enjeu géostratégique et géopolitique de la plus haute importance ». Néanmoins, malgré les efforts qui doivent être faits par les partenaires de la Républiques hellénique au nom de la solidarité européenne, « l’Europe, ce n’est pas un droit de tirage illimité. Ce sont des règles communes à respecter. Sans cela, il n’y a pas d’union possible ».

micro-senatAu Sénat, le Gouvernement était représenté par Monsieur Laurent FABIUS, Ministre des affaires étrangères et du développement international. Le ministre a pu faire part de la déclaration du Premier Ministre et les différents groupes politiques se sont ensuite exprimés. Monsieur Didier GUILLAUME, Président du groupe socialiste à la chambre haute a alors rappelé une des clés de la construction européenne : la solidarité entre les peuples. Qu’ainsi « une sortie de la Grèce de la zone euro est peut-être économiquement envisageable, mais politiquement impensable ».

Près d’une semaine après le référendum grec, de nombreux points doivent encore être réglés d’ici  le dimanche 12 juillet. On notera tout de même que le Gouvernement et le groupe socialiste ont fait savoir qu’ils s’efforceraient d’éviter le « Grexit » et de soutenir le peuple grec.

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