L’ Inra Antilles-Guyane : un exemple pour l’Hexagone et les Caraïbes

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Une rencontre organisée le vendredi 24 avril à l’antenne de l’Institut National de la Recherche Agronomique Antilles-Guyane (Inra AG) m’a permis de rencontrer son président, Monsieur Harry OZIER-LAFONTAINE.

Cet entretien s’inscrit dans la préparation du rapport « Outre-Mer et changement climatique » dont je suis rapporteur avec le Sénateur Jérôme Bignon. L’exemplarité de l’antenne régionale (le seul située en zone tropicale) a été tout particulièrement soulevée et les grands projets dans lequel l’Inra AG s’investit se doivent d’être mis en avant.

Des efforts à portée internationale

Les efforts déployés par l’institut sont d’autant plus remarquables qu’ils ont une portée internationale, à la fois pour la multitude d’États des Caraïbes mais également au delà. Il faut en effet souligner que l’espace Caraïbe se trouve au premier plan du changement climatique, que ce soit du fait des conséquences liées à l’augmentation de la pluviométrie (impact sur la production agricole par exemple), du développement des espèces invasives (quid des Sargasses ?) ou bien encore de la prévisible montée des eaux et de son impact possible sur les nappes phréatiques (à Marie-Galante par exemple).

(c) Inra Antilles-Guyane

(c) Inra Antilles-Guyane

L’Inra AG est sans nul doute un partenaire avec lequel les autorités locales et nationales devront traiter en matière d’adaptation aux effets liés au changement climatique. Outre les effets sur l’environnement mentionnés ci-dessus, notre planète devra également faire face au passage à neuf milliards d’êtres humains. L’impact de l’humanité sur notre écosystème devra être d’autant plus régulé qu’il nous faudra parvenir à nourrir l’ensemble de la population et ce,  tout en limitant sensiblement l’utilisation des énergies fossiles. Ces défis détermineront l’avenir de notre planète et les centres tels que l’Inra AG doivent bénéficier d’une visibilité propre.

De nombreux projets et partenariats mis en place

Bien que l’Inra soit le premier institut de recherche européen et le deuxième dans le monde en matière de publications en sciences agricoles ainsi qu’en sciences des plantes et de l’animal, des partenariats sont nécessaires afin d’avancer vers des solutions concrètes. Il est ainsi possible de mentionner le travail effectué avec le Cirad ou encore celui mené avec les associations au pôle de compétitivité comme SYNERGILE.

De nombreux projets sont prévus dans les mois et années à venir et ceux-ci vont faire rayonner la Guadeloupe et le travail réalisé dans la Caraïbe. À titre d’exemple, il est possible de citer la Caribbean Food Crops Society (organisée l’année prochaine dans notre archipel), ou bien encore le projet de recherche Gaïa Trop, celui-ci s’intéressant à l’adaptation des agrosystèmes dans les territoires insulaires. Ces derniers peuvent être de véritables vitrines en ce qui concerne les enjeux liés aux mutations planétaire actuelles.

(c) Inra Antilles-Guyane

(c) Inra Antilles-Guyane

Ces différents travaux réalisés par l’Inra AG doivent être pris en compte et j’inviterai dans les prochains mois le groupe de travail chargé du rapport « les Outre-Mer confrontés au changement climatique » à se déplacer dans ce centre de recherche. Le but sera de faire remonter le travail effectué, que ce soit au niveau de la valorisation du jardin créole, de l’éducation au développement durable ou encore des grands projets en matière d’intégration régionale.

Le rapport étant prévu pour la fin de l’année, de nombreux  acteurs en Guadeloupe et dans les autres territoires et départements d’Outre-Mer seront également consultés.

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